Budapest, la Maison des Photographes Magyars

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Published in: on mars 25, 2008 at 8:09  Laisser un commentaire  

LALIQUE ARRT NOUUUUVÕ !

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Published in: on mars 11, 2008 at 1:29  Laisser un commentaire  

Parfum de livre : Imre Kertész “Un autre, chronique d’une métamorphose”

Parfum de livre:
IMRE KERTÉSZ : UN AUTRE, chronique d’une métamorphose.

Editions Actes Sud, Babel, 1999. Traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba.

Etrange impression, la lecture de Kertész s’incruste en la pensée telle une ventouse qui débouche les strates de l’humain dégénéré, je m’accroche à la pensée, mes cauchemars nourrissent toutes les nuits de l’International Holocaust Remembrance Day 27 th- january, la vie se lie sans cesse à ces archaismes barbares, tout peut recommencer, les témoins sont en vie, encore quelques uns, personne n’aurait pu savoir qu’un mot comme Mythe pourrait chambouler le devoir de mémoire. La folie n’a pas besoin de témoins, de preuves, de films, de voix, elle invente une autre histoire, un réel distordu, car ce “Mythe” est une création dont le seul but est de balayer l’histoire vécue, d’insinuer le doute, ou de s’en accomoder, c’est pourquoi il faut être vigilant avec les mots, les écrivains sont lus, et relus, la lecture est création, elle exige une pensée, une expérience, une prise de l’écriture qui féconde! En quoi la pensée d’un seul, écrivain peut ébranler, jusqu’à convaincre contre le surgissement de l’oeuf du mal?

Qui lit André Kertész?
Le lire c’est entrer dans la conscience d’un AUTRE qui interroge les bonnes questions dans la métamorphose de la proie noyée à un AUTRE , l’écrivain, ” le cryptoprophète, l’étranger en son pays, le témoin actif dans les colloques, les salons du livre, prix nobel de littérature et toujours malgré tout un AUTRE.

Mais Qui?

Un extrait:

” Un jour,il faudrait analyser l’espèce de ressentiment que l’intellectuel de notre époque nourrit pour l’intellect, écrire l’histoire spirituelle de la haine de l’esprit…
J’écris ces lignes avec amertume et une satisfaction particulière ( si ce n’est du plaisir ), tout en ressentant profondément la fragilité de mon existence, son unitilité et son anachronisme. Qu’est ce qui me meut, pourquoi je noircis du papier avec mon stylo bille?
Mes matins secrets, mes promenades secrètes, mes mortifications solitaires et intimes. A quoi bon ? serais je un cryptoprophète? Un chroniqueur caché sous les ruines de l’époque?
Est-ce que je donne des réponses aux questions que Dieu n’a pas posées? Est-ce que je que je pose des questions aux réponses que Dieu a tues? Un jour, il faudra que je m’occupe de la forme extérieure du matériau, de l’impassibilité*, de la vanité artistique- mais cet instant viendra-t-il ? Est-ce important? . “Je refuse d’errer avec une âme sauvée dans un monde damné” dit Buber
(cité par Ervin Valyi Nagy).
* En français dans le texte.

Plus loin en saisissant l’interprétation de ses rêves, Kertész écrit:” Je sais tout . Et je sais que la souffrance de mon savoir ne me quittera jamais.”

Lire Imre Kertész c’est comme entrer en une sombre forêt où soudain au coeur des lignes une lumière vous accueille et vous respirez l’art d’un Autre , Chronique d’une métamorphose. Comme le bruissement du vent sur le tremblement de l’humanité dans sa solitude totale , une perception, unique, le frémissement ….

La respiration de la mémoire , variations Goldberg.

finczi

*

Published in: on janvier 26, 2008 at 1:52  Laisser un commentaire  

Hüzün: Ohran Pamuk Istanbul Memories and the City (2)

                                                photo by Ara Güler 

 

Hier, en regardant le soleil se coucher sur le Tage, je lisais profondément avec le sentiment de partager une pensée ou un mot, hüzün,  la mélancolie, la tristesse, la saudade, il n’y a pas de bonne traduction sinon ces 15 pages de Ohran Pamuk, et les photographies noir et blanc de Ara Güler! La grâce de l’écrivain est d’extraire  du mot, mélancolie, tristesse,  une perception poétique et collective d’un sentiment  ou plutôt d’une sensation qui m’a fait écho avec la saudade liée à Lisbonne, également intraduisible, aussi un sentiment collectif, comme individuel, eu tive saudades de ti, j’ai eu le désir ou le manque de te voir s’est transformée en désir de te voir puis en tristesse de ne pas te voir, enfin toute la gamme, des sensations qui touchent l’affect de tous les sens. De plus saudades est beau à prononcer, à entendre, et s’il vous est adressé, il agit comme un baume calmant, surtout si c’est votre dentiste!

Hüzün se dit il dans ce sens,aussi? En français, il n’y a pas d’équivalent. La tristesse, la mélancolie, le vague à l’âme sont des états qui touchent l’individu, le sujet, et non une communauté, un groupe. Le spleen de Baudelaire, une saison en enfer de Rimbaud, réhabilitent , par le génie poétique et la beauté cet état alangui , plutôt mal perçu, ou négativement perçu . Le lecteur, en général sait ce que c’est , sinon il peut lire ces magnifiques pages et il saura un petit peu du hüzün.

quelques extraits.

…. Hüzün, on the other hand is not a feeling that belongs to the outside observer. Istanbul carries its hüzün by choice. For the poet hüzün is the smoky window between him and the world. The screem he projects over life is painful because life itself is painful. Hüzün does not paralyse the inhabitants of Istanbul, its also give them poetic licence to be paralysed.

N’est-ce- pas là une analogie avec la saudade? et  avec l’inspiration des artistes, écrivains qui savent en faire un univers d’inconnu connu, d’ombres lumineuses, et une félicité dans l’intensité  spasmodique du nostalgique passage de l’enfance collée à  la vitre en buée au présent dont les couleurs criardes nous retiennent derrière l’écran de la Vie chérie?

Car même si la saudade est liée à la langue portugaise, hüzun à Istanbul,ce sentiment suave,  et cotonneux triste et joyeux, nostalgique des émotions odeurs de l’enfance, qui fait du Temps un mur de questions et d’angoisses,  nous le connaissons tous, mais ne savont pas le décrire avec des mots, une langue….

 

 

 

 

Published in: on octobre 17, 2007 at 11:58  Laisser un commentaire  

Sciences et Mathématiques

Sciences et mathématiques

Les auteurs du Moyen Âge et de la période suivante, ont apporté une contribution importante à la science occidentale, dans les domaines de la médecine, de l’astronomie, des mathématiques et de la logique. Au cours de cette période, le savoir de la Grèce antique fut transmis à l’Occident par l’entremise de traductions en hébreu, à partir de versions arabes, de traductions latines de l’hébreu et de traductions du latin dans diverses langues vernaculaires. Les connaissances médicales orientales et hellénistiques, en particulier, furent préservées et introduites en Europe par des médecins juifs qui, en traduisant en hébreu des ouvrages classiques non juifs, créèrent en même temps tout un vocabulaire scientifique dans cette langue.Outre les traductions de l’arabe, l’une des principales préoccupations des astronomes juifs du Moyen Âge était de calculer le calendrier; Maïmonide, à qui l’on doit également d’importants ouvrages de médecine et un traité de logique fort populaire, semble avoir été pleinement au courant des travaux de ses contemporains du XIIe siècle dans le domaine de l’astronomie mathématique ptoléméenne. Pendant la Renaissance, les médecins continuèrent de jouer un rôle de premier plan dans l’élaboration d’écrits scientifiques hébreux: Abraham Portaleone, de Mantoue, au XVIe siècle, et Delmedigo, de Candie (Crête), au siècle suivant, en sont d’assez curieux exemples. Voici certains de ces ouvrages scientifiques, de même que quelques autres liés de près ou de loin à la science, particulièrement dans les domaines de la philosophie et de la loi juives.

Avicenne [Abu 'Ali al-Husayn b.
Abdallah Ibn Sina ], de Bagdad,
ca 980-1037
[ Kanon ]
Naples: Azriel b. Joseph Ashkenazi
Gunzenhauser, le 9 novembre 1491
(-1492?).

Ce Canon médical encyclopédique du philosophe musulman Avicenne a fait l’objet de nombreuses traductions de l’arabe, vers l’hébreu et le latin. Cette version de Nathan de Cento (1279) et de Joseph Lorki (1408) fut le premier ouvrage scientifique imprimé en hébreu. Il s’agit d’ailleurs de la seule édition imprimée de cet ouvrage dans cette langue.


Shem-Tov b. Joseph ibn Falaquera
[ Palqera ], d’Espagne,
ca. 1225-1295
[ Tsori ha-yagon ]
Crémone: Vincenzo Conti, 1557.

Soit disant inspiré d’un bref traité de Galien, cet essai de Falaquera sur la façon de supporter la douleur morale est d’un grand intérêt psychologique. (Falaquera a également écrit un manuel fondé sur le Compendium de psychologie d’Avicenne). Cette première édition de l’essai est annotée par Saül b. Simeon, dont les poèmes accompagnent le texte.


Moïse b. Maymon [ Maïmonide ],
d’Espagne et d’Égypte, 1135-1204
[ Mishneh Torah ]
Venise: Meir Parenzo, pour
A. Bragadini, 1574-1575.

Le Code de Maïmonide contient des lois permettant de fixer la date de la nouvelle lune et de calculer le calendrier lunaire. Cette édition est la première à inclure des diagrammes explicatifs, de même que des commentaires de Joseph Caro et de Rabad de Posquières.


80.
Joseph Salomon Delmedigo, de Candie
(Crête), 1591-1655
[ Sefer Elim - Ma'yan Ganim ]
Amsterdam: Menasseh Ben Israël,
1628-1629.

Ces premiers brefs traités publiés de Delmedigo, élève de Galilée et disciple de Copernic, traitent de géométrie plane et sphérique, d’algèbre symbolique, de principes et d’instruments d’astronomie, de chimie, et des Aphorismes d’Hippocrate. Ce volume est le plus abondamment illustré des ouvrages scientifiques anciens publiés en hébreu, et il est unique dans la littérature hébraïque imprimée, antérieure à l’ère moderne.


Abraham b. David Portaleone,
de Mantoue, 1542-1612
[ Shiltei ha-Giborim ]
Mantoue: Éliézer d’Italie, 1612.

Bien qu’il s’agisse ostensiblement d’une description du temple ancien et de ses services, cet ouvrage de Portaleone comprend de longs discours sur la géologie, la médecine et la pharmacie, de même qu’un exposé technique sur l’art de l’impression reflétant les sciences et les techniques de la Renaissance. C’est le premier livre hébreu où l’on ait utilisé la ponctuation européenne.


Moïse b. Maymon [ Maïmonide ],
d’Espagne et d’Égypte, 1135-1204
[ Milot ha-higayon ]
Crémone: Vincenzo Conti, 1566.

Ce traité de Maïmonide, traduit de l’arabe vers l’hébreu par Moïse ibn Tibbon, est le premier ouvrage de logique, écrit par un Juif, qui se soit conservé jusqu’à nous. Le dernier feuillet de cette édition, absent dans d’autres exemplaires, contient des syllogismes aristotéliciens de même qu’une représentation picturale de “l’arbre de la logique”.


Shabbetaï b. Meir ha-Kohen [ Shakh ],
de Lituanie et de Pologne,
1621-1662
[ Gevurat Anashim ]
Dessau: Moïse b. Simhah Bunem, 1697.

Tous les aspects de la sexualité, y compris les menstruations, la planification des naissances, la stérilisation et l’avortement, sont traités en détail dans les codes et les responsa. Cet ouvrage, dont voici la première édition, porte sur les implications de l’impuissance sexuelle dans la loi matrimoniale juive. Du point de vue linguistique, le livre contient également, dans un annexe du père de Shabbetaï, une citation fort curieuse dans une langue judéo-slave orientale, qui semble avoir été parlée au début du XVIIe siècle.

Published in: on juillet 8, 2007 at 1:08  Laisser un commentaire  
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