Malevitch

bleu en boule

bleu soleil, terre ,

ferme point d’ãge,

sage profondeur en l’oeil penché

oú la lumière du temps se cache,

pierre en bleu s ’étrange en Printemps

impression

de suspension quand le souffle s’épure des présences de couleur

blanc ,

oh bleu !                                                                     

Publié dans: on avril 16, 2009 at 2:18 Laisser un commentaire

une année 2009 de lumière

2009 lumineuse

Publié dans: on janvier 4, 2009 at 8:50 Laisser un commentaire

invitation

Publié dans: on novembre 11, 2008 at 2:26 Laisser un commentaire

Luís Lopes, exposition collective, le 5, 6,7 Décembre à Paris

Publié dans: on novembre 10, 2008 at 1:32 Laisser un commentaire

Parfum de livre: IMRE KERTÉSZ ” UN AUTRE , chronique d’une métamorphose ”

Parfum de livre:
IMRE KERTÉSZ : UN AUTRE, chronique d’une métamorphose.

Editions Actes Sud, Babel, 1999. Traduit du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba.

Etrange impression, la lecture de Kertész s’incruste en la pensée telle une ventouse qui débouche les strates de l’humain dégénéré, je m’accroche à la pensée, mes cauchemars nourrissent toutes les nuits de l’International Holocaust Remembrance Day 27 th- january, la vie se lie sans cesse à ces archaismes barbares, tout peut recommencer, les témoins sont en vie, encore quelques uns, personne n’aurait pu savoir qu’un mot comme Mythe pourrait chambouler le devoir de mémoire. La folie n’a pas besoin de témoins, de preuves, de films, de voix, elle invente une autre histoire, un réel distordu, car ce “Mythe” est une création dont le seul but est de balayer l’histoire vécue, d’insinuer le doute, ou de s’en accomoder, c’est pourquoi il faut être vigilant avec les mots, les écrivains sont lus, et relus, la lecture est création, elle exige une pensée, une expérience, une prise de l’écriture qui féconde! En quoi la pensée d’un seul, écrivain peut ébranler, jusqu’à convaincre contre le surgissement de l’oeuf du mal?

Qui lit André Kertész?
Le lire c’est entrer dans la conscience d’un AUTRE qui interroge les bonnes questions dans la métamorphose de la proie noyée à un AUTRE , l’écrivain, ” le cryptoprophète, l’étranger en son pays, le témoin actif dans les colloques, les salons du livre, prix nobel de littérature et toujours malgré tout un AUTRE.

Mais Qui?

Un extrait:

” Un jour,il faudrait analyser l’espèce de ressentiment que l’intellectuel de notre époque nourrit pour l’intellect, écrire l’histoire spirituelle de la haine de l’esprit…
J’écris ces lignes avec amertume et une satisfaction particulière ( si ce n’est du plaisir ), tout en ressentant profondément la fragilité de mon existence, son unitilité et son anachronisme. Qu’est ce qui me meut, pourquoi je noircis du papier avec mon stylo bille?
Mes matins secrets, mes promenades secrètes, mes mortifications solitaires et intimes. A quoi bon ? serais je un cryptoprophète? Un chroniqueur caché sous les ruines de l’époque?
Est-ce que je donne des réponses aux questions que Dieu n’a pas posées? Est-ce que je que je pose des questions aux réponses que Dieu a tues? Un jour, il faudra que je m’occupe de la forme extérieure du matériau, de l’impassibilité*, de la vanité artistique- mais cet instant viendra-t-il ? Est-ce important? . “Je refuse d’errer avec une âme sauvée dans un monde damné” dit Buber
(cité par Ervin Valyi Nagy).
* En français dans le texte.

Plus loin en saisissant l’interprétation de ses rêves, Kertész écrit:” Je sais tout . Et je sais que la souffrance de mon savoir ne me quittera jamais.”

Lire Imre Kertész c’est comme entrer en une sombre forêt où soudain au coeur des lignes une lumière vous accueille et vous respirez l’art d’un Autre , Chronique d’une métamorphose. Comme le bruissement du vent sur le tremblement de l’humanité dans sa solitude totale , une perception, unique, le frémissement ….

La respiration de la mémoire , variations Goldberg.

finczi

Publié dans: on septembre 23, 2008 at 1:53 Laisser un commentaire

SCHLOMO VENEZIA, béatrice Prasquier :SONDERKOMMANDO

Présentation du livre en présence de Schlomo Venezia, FNAC de Colombo, jeudi 21h30, organisée par Associação Portuguesa de Estudos Judaicos en collaboration avec la CIL  et l’éditeur Esfera dos livros.

Wien, Servitengasse, ” Keys Against Forgetting”

                    Servitengasse: “Keys Against Forgetting”
 
Yesterday we held a very special event on our street, Servitengasse, the unveiling of the memorial,  “Keys Against Forgetting, ” for the Jewish people who had once lived on our street, in 24 apartment houses
(including my own house, No. 6).   Servitengasse is located in the  9th district of Vienna, Austria.  After conducting extensive research for this project, we were able to locate the following Survivors who had once lived on the street:
 
Charles Kurt, born in 1926, now lives in Houston,Texas. His father and grandmother lived in my apartment before they were deported and murdered in the Shoah. Charles had been sent on a  Kindertransport to Brussels, Belgium,  where he lived in an orphanage for one year before he was able to join his mother in the US. On the morning of the ceremony,  Charles spoke at his former high school (in Vienna’s 18th district), in front of three or four classes. Many students were very, very moved by his speech. Two of the young pupils came to film Charles’ speech at our unveiling ceremony.
 
Paul Lichtman, born in 1921, now lives in California. His parents had owned a watchmaker’s store in our house, but lost everything in the Reichskristall pogrom. The small family was torn apart. Paul got a visa for the US, but his parents did not; they escaped months later to Shanghai.
 
Walter Benjamin Feiden, born 1928,  now lives in Jackson Heights, New York. He survived the deportation from Vienna (actually from Servitengasse 8) to the  Lodz Ghetto (where his father starved to death and his mother was sent to Chelmno to be murdered in a gas-truck).  He survived Auschwitz and  Buchenwald.
          
Lilly Blau Capek, and Felice Bruckner Schrager,  born in 1925, both lived on Servitengasse (No. 16 and No. 13 respectively) and were school friends. They were expelled. Their fathers were murdered. Lilly survived  a slave  labour camp and a death march from Budapest to Austria. Both now live near New York City.
 
An American journalist based in Prague,  Bruce Konviser (his grandparents came from Bialystok) covered the event.  
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Barbara Kintaert

site: http://www.servitengasse1938.at

Publié dans: on septembre 22, 2008 at 12:34 Commentaires (1)

” J’ai cotoyé les faiseurs de feu dont parle Rimbaud” Yves Saint Laurent

“ J’ai conscience d’avoir, pendant ces longues années, accompli mon travail avec rigueur et exigence. Sans concessions. J’ai toujours placé au-dessus de tout le respect de ce métier qui n’est pas tout à fait un art mais qui a besoin d’un artiste pour exister. Je pense que je n’ai pas trahi l’adolescent qui montra ses premiers croquis à Christian Dior avec une foi et une conviction inébranlables. Cette foi et cette conviction ne m’ont jamais quitté.

 Tout homme pour vivre a besoin de fantômes esthétiques. Je les ai poursuivis, cherchés, traqués. Je suis passé par bien des angoisses, bien des enfers. J’ai connu la peur et la terrible solitude. Les faux amis que sont les tranquillisants et les stupéfiants. La prison de la dépression et celle des maisons de santé. De tout cela, un jour je suis sorti, ébloui mais dégrisé. Marcel Proust m’avait appris que “la magnifique et lamentable famille des nerveux est le sel de la terre”. J’ai, sans le savoir, fait parti de cette famille. C’est la mienne. Je n’ai pas choisi cette lignée fatale, pourtant c’est grâce à elle que je me suis élevé dans le ciel de la création, que j’ai côtoyé les faiseurs de feu dont parle Rimbaud, que je me suis trouvé et compris que la rencontre la plus importante de la vie était la rencontre avec soi-même. Pourtant j’ai choisi aujourd’hui de dire adieu à ce métier que j’ai tant aimé “

Yves Saint Laurent

UN VOYANT,

 

” UN AMI DU TEMPS RETROUVÉ “

l’ART MULTIPLE

LA FULGURANCE DE LA CRÉATION

MERCI, AMI

 COULEURS DE LA VIE RÊVÉE

DESTINS DE FEMMES ETERNELLES , D’HOMMES SANS SOMMEIL ,

DE PURES TOILÉS D’EAU , BEAUTÉ AU NOM DE FUTUR INVERSÉ.

 

ET VOICI RIMBAUD :

CE QU’ON DIT AU POÈTE À PROPOS DES FLEURS

” AINSI, TOUJOURS, VERS L’AZUR NOIR

OÙ TREMBLE LA MER DES TOPAZES

FONCTIONNERONT DANS TON SOIR

LES LYS, CES CLYSTÈRES D’EXTASES ! “

 

 À UN AMI VISION TOPAZE…       

 béatrice Finczi

Aimé Césaire . Prophétie

Dans la douleur triste et profonde, me restaure seulement la lecture de tes vers, la criée de tes vers, la force de tes vers, Césaire tes vers dans l’univers, le volcan de tes paroles, sacrées, cinglées, au vent battant, au tam tam buvant la soif des larmes, le feu des lèvres, le lieu du monde, “scolopendre, scolopendre”

Prophétie

là où l’aventure garde les yeux clairs

là où les femmes rayonnent le langage

là où la mort est belle dans la main comme un oiseau

saison de lait

là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe

 de prunelles plus violent que des chenilles

là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois

 

là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs

végétaux

 

là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d’une ruche

plus ardente que la nuit

là où le bruit de mes talons remplit l’espace et lève à rebours la face du temps

là où l’arc-en-ciel de ma parole est chargé d’unir demain

à l’espoir et l’infant à la reine,

 

 

d’avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan

d’avoir gémi dans le désert

d’avoir crié  vers mes gardiens

d’avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de

  caravanes

je regarde

la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant de la

scène ourle un instant la lave de sa fragile queue de

paon puis se déchirant la chemise s’ouvre d’un coup la

poitrine et je  la regarde en îles britanniques en îlots

en rochers déchiquetés se fondre peu à peu dans la mer

lucide de l’air

où baignent prophétiques

ma gueule

                ma révolte

                                    mon nom.

Publié dans: on avril 21, 2008 at 10:46 Laisser un commentaire

Aimé Césaire : Survie

                                                                              Survie

Je t’évoque

bananier pathétique agitant mon coeur nu

dans le jour psalmodiant

je t’évoque

vieux hougan des montagnes sourdes la nuit

juste la nuit qui précède la dernière

et ses roulements d’ennui frappant à la poterne folle

des villes enfouies

mais ce n’est que le prélude des forêts en marche au cou

sanglant du monde

c’est ma haine singulière

décrivant ses icebergs dans l’haleine des vraies flammes

donnez moi

ah donnez-moi l’oeil immortel de l’ambre

et des ombres et des tombes en granit équarri

car l’idéale barrière des plans moites et les herbes aquatiques

écouteront aux zones vertes

les truchements de l’oubli se nouant et se dénouant

et les racines de la montagne

levant la race royale des amandiers de l’espérance

fleuriront par les sentiers de la chair

( le mal de vivre passant comme un orage )

cependant qu’à l’enseigne du ciel

un feu d’or sourira

au chant ardent des flammes de mon corps.

 

Les armes miraculeuses 

 Editions Gallimard,1970.

Publié dans: on avril 20, 2008 at 8:27 Laisser un commentaire