SCHLOMO VENEZIA, béatrice Prasquier :SONDERKOMMANDO

Présentation du livre en présence de Schlomo Venezia, FNAC de Colombo, jeudi 21h30, organisée par Associação Portuguesa de Estudos Judaicos en collaboration avec la CIL et l’éditeur Esfera dos livros.
Wien, Servitengasse, ” Keys Against Forgetting”
Servitengasse: “Keys Against Forgetting”
Yesterday we held a very special event on our street, Servitengasse, the unveiling of the memorial, “Keys Against Forgetting, ” for the Jewish people who had once lived on our street, in 24 apartment houses
(including my own house, No. 6). Servitengasse is located in the 9th district of Vienna, Austria. After conducting extensive research for this project, we were able to locate the following Survivors who had once lived on the street:
Charles Kurt, born in 1926, now lives in Houston,Texas. His father and grandmother lived in my apartment before they were deported and murdered in the Shoah. Charles had been sent on a Kindertransport to Brussels, Belgium, where he lived in an orphanage for one year before he was able to join his mother in the US. On the morning of the ceremony, Charles spoke at his former high school (in Vienna’s 18th district), in front of three or four classes. Many students were very, very moved by his speech. Two of the young pupils came to film Charles’ speech at our unveiling ceremony.
Paul Lichtman, born in 1921, now lives in California. His parents had owned a watchmaker’s store in our house, but lost everything in the Reichskristall pogrom. The small family was torn apart. Paul got a visa for the US, but his parents did not; they escaped months later to Shanghai.
Walter Benjamin Feiden, born 1928, now lives in Jackson Heights, New York. He survived the deportation from Vienna (actually from Servitengasse
to the Lodz Ghetto (where his father starved to death and his mother was sent to Chelmno to be murdered in a gas-truck). He survived Auschwitz and Buchenwald.
Lilly Blau Capek, and Felice Bruckner Schrager, born in 1925, both lived on Servitengasse (No. 16 and No. 13 respectively) and were school friends. They were expelled. Their fathers were murdered. Lilly survived a slave labour camp and a death march from Budapest to Austria. Both now live near New York City.
An American journalist based in Prague, Bruce Konviser (his grandparents came from Bialystok) covered the event.
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Barbara Kintaert
Prémio Pessoa: Irene Flunser Pimentel dedica distinção aos jovens.
Irene Flunser Pimentel é a quarta mulher a receber o Prémio Pessoa e alerta para a falta de espaço para as mulheres na sociedade portuguesa.
” Uma das figuras notáveis da actuel historiographia.”
L’histoire contemporaine n’est pas une recherche facile et bien entendu quand elle touche à un passé proche et douloureux en ce qui concerne le fonctionnement du “Estado Novo”, pour ne pas dire dictature de Salazar et les instruments du pouvoir autoritaire. J’ai été très étonnée par la violence de certaines critiques concernant le livre, doctorat d’Irène Flunser Pimentel, la PIDE, une étude approfondie, rigoureuse, sur le fonctionnement de la Police Politique Secrète de Salazar.
Cette police a torturé, emprisonné, assassiné, l’horreur! la terreur des pouvoirs autoritaires, totalitaires!
Au Portugal on parle de pouvoir autoritaire, ou l’état autoritaire, ou le Nouvel Etat, chaque pays a sa spécificité dans la terminologie de l’Etat Totalitaire.
Il est difficile pour les personnes qui ont vécu cette période, d’avoir le recul historique, car il s’agit alors de deux registres non pas contraires, mais curieusement non-contemporains, alors qu’ils se situent dans la même période-temps.
Le travail de l’historienne englobe une vision large et précise, il éclaire un fonctionnement inséparable de la dictature, qui nourrit la peur, sinon la terreur dans le cas du nazisme. Des critiques lui reprochent de blanchir la PIDE car l’historienne annonce des chiffres qui sous-estimeraient le nombre des personnes assassinées, en somme le sang versé.
Pourtant elle explique que la torture était le moyen le plus efficace pour faire parler les résistants au régime, la PIDE n’avait pas intérêt à assassiner, exécuter, elle voulait contrôler tout, elle infiltrait les mouvements d’extrême gauche, d’opposition, dans le pays et à l’étranger , la PIDE n’avait pas de frontières, jusqu’en 1974 !C’était une machine rodée dont les fonctionnaires avait été formées grâce aux savoirs des polices mussoliniennes, nazis, franquistes, tout existait déjà et se propageait comme une maladie programmée, ne dit-on pas la peste brune?
Pas assez de sang dans un livre d’histoire contemporaine? étrange critique.
Les mécanismes de la terreur , de la terreur soft, ou de la dictature soft sont aussi pervers et pas moins redoutables, il y avait plus d’informateurs volontaires qu’il n’en fallait pour contrôler le Pays et l’Outre-Mer.
Ce qui me frappe le plus c’est la perversité qui rencontre toujours tant d’adeptes.
L’éducation, l’alphabétisation, laissées pour compte afin de privilégier la foi et l’obéissance au sein d’un peuple occupé á survivre dans tous les sens du terme, mettent les livres à l’index sans état d’âme, la censure fera le reste.
L’histoire contemporaine serait elle perçue encore anachronique?
A suivre.
SEFARDICA
Yosef Hayim Yerushalmi
Sefardica
Essai sur l’histoire des Juifs, des marranes & des nouveaux-chrétiens d’origine hispano-portugaise
Éditeur : Chandeigne

L’antisémitisme ibérique et la question de la survivance du peuple juif constituent les principaux ?ls directeurs de ces cinq essais sur les Juifs séfarades, les marranes et les nouveaux-chrétiens d’après l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492 et la conversion forcée au Portugal en 1497.
I. Le judaïsme séfarade entre la Croix et le Croissant
II. Le massacre de Lisbonne en 1506 et l’image du roi dans le Shebet Yehudah
III. Propos de Spinoza sur la survivance du peuple juif
IV. Connaissance du judaïsme et préparation spirituelle chez les marranes revenus au judaïsme au cours du xviie siècle
V. Assimilation et antisémitisme racial : le modèle ibérique et le modèle allemand
L’auteur : Historien américain, spécialiste de l’histoire du judaïsme, Y.H. Yerushalmi est professeur à l’université Columbia. Il occupe la chaire S. W. Baron d’histoire, de culture et de société juives et il dirige le Centre d’études juives et israéliennes.
Parution 1998 192 p. 18,50 euros ISBN 13 : 978-2-906462-45-8


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