EDWARD STEICHEN !!!! KUNSTHAUS ZÜRICH

Edward Steichen
 
 
 
 
 

Edward Steichen. In High Fashion

11. Januar – 30. März 2008

Das Kunsthaus Zürich zeigt den grossen amerikanischen Fotografen des 20. Jahrhunderts von einer unbekannten Seite. Vierzig Jahre nach seinem Tod gelangen Edward Steichens (1879-1973) Original-Abzüge für «Vanity Fair» und «Vogue» erstmals ans Licht der Öffentlichkeit. Die 1920er- und 1930er-Jahre waren der Höhepunkt in Steichens fotografischer Karriere. Unter den Arbeiten, die er für die Zeitschriften des Verlags Condé Nast schuf, finden sich einige seiner beeindruckendsten.

Organisiert durch das Musée de l’Elysée, Lausanne, und die Foundation for the Exhibition of Photography, Minneapolis, in Zusammenarbeit mit dem Kunsthaus Zürich.

Publié dans: on février 29, 2008 at 12:14 Laisser un commentaire

L’Homme qui marche. GIACOMETTI

Olga , uma silhueta ” Giacometti”, a fada da Rua do Patrocínio

A quoi tient la profondeur?

Les chocs se succèdent,

Le puits de l’âme est profond

mais pas assez pour l’écoulement Rolle1

de tous ces maux.

Les mots de la disparition

d’Olga,

de la finitude d’une amitié surprenante et tellement inattendue.

Une silhouette “Giacometti” dans la rue du Patrocínio, à Lisbonne,

Où nous étions voisines et amies.

Elle parlait avec les oiseaux, les chats, ses chiens, elle parlait avec le coeur

d’une femme non pas seule mais unique.

L’eau coulait du toit béant de sa cuisine,

elle vivait comme ça dans le froid,

dans le vent,

douce comme la rosée des beaux matins

Elle était.

La fraîcheur des vies invisibles et

puissantes comme le souffle du vent, des marées.

Elle me faisait penser à l’océan si vaste,

ou au ruisseau limpide et facétieux.

Olga, une femme univers

une parole .” Je ne sais pas quel est mon dieu, mais il est différent des autres”

Elle voulait dire qu’elle le voyait différemment que les autres personnes le considéraient

ou que pour elle il était spécial?

Il était fort!

C’est une des dernières phrases qu’elle m’ait dite,

Olga, je l’aimais comme on aime une fée, enfant,

elle confiait la vie, elle dansait le temps, dans le froid, la pluie et le vent,

Olga, une fée d’antan,

Qui marchait, sa belle tête couronnée de cheveux argentés

Sa veste rouge des jours à part,

sa tête haute,

Olga, tu n’es plus

et dans la rue du patrocínio,

un grand vide soudain se lève,

et souffle fort, mécontent de ta silhouette giacometti

évaporée,

au sein de ton dieu différent,

et fort.

Publié dans: on février 27, 2008 at 10:08 Laisser un commentaire

Sudek, un maître , à suivre……

Wilfredo Lam : histoire de LAM cubain

Pogolotti, Graziella - Wifredo Lam
Publié dans: on février 22, 2008 at 11:44 Laisser un commentaire

SUDEK: LA NATURE DE L’ART

http://www.sudek-atelier.cz/new_web/img_press/35_sudek.jpg

Publié dans: on février 18, 2008 at 9:47 Laisser un commentaire

SUDEK : L’âme de la lumière

Das Glas Wein, Magie de Vermeer

xl_glass_of_wine.jpg

Publié dans: on février 11, 2008 at 5:38 Laisser un commentaire

MALA, VALISE, Klezmer’s last songs in the sky….

MALA, VALISE

La problématique valise n’est pas si simple qu’il n’y paraît !

Quand je pense valise, me vient automatiquement une image, en tête, celle de ma grand mère ou de mon grand père, objet miraculeusement sauvé de je ne sais quel voyage de ma famille cosmopolite, ayant changé de pays, par décision historique, ou plutôt par obligation historique. Elle est noire, rectangulaire, bordée de bandes en cuir naturel, elle est debout dans ma chambre, remplie de photos, dessins, et de documents personnels que le temps ramasse et rassemble sans aucune logique. Par association photographique me vient aussi la valise de Sigmund Freud, marron, avec un plaid écossais, ainsi que son dispositif à cigares en cuir, posée à côté de la porte d’entrée qui dans ce cas unique est une porte de sortie sans retour. Ce fut sa valise à l’entrée de son appartement de la Berggasse 19 à Vienne, en partance définitive pour Londres , en 1938. Une photo tellement triste et pourtant, ce n’est qu’une valise qui contient toute l’horreurhorreur, du nazisme, focalisée là, sur la valise du Dr Freud.

Faire sa valise, est une opération complexe, et différente pour chacun, mais chaque fois le même casse tête. Je voyage depuis quelques années solitaire; les moments où le regard s’évade en images longues et où la pensée se transforme en rêve-réalité sont un privilège du voyageur, également les lectures, journaux, livres, langues croisées vous font croire un instant que vous êtes plusieurs en même temps et que vous vous entendez bien, la grâce fonctionne, suspendue dans les airs, c’est un temps d’entrelacement mental que j’apprécie vraiment.

Quand je commence à faire mes bagages, une légère excitation qui va crescendo se fait jour en mon miroir intérieur, quelque soit la destination, il faut empaqueter ses effets. En premier lieu les lessives à mettre à jour, les papiers toujours à rassembler, les livres à extraire de leur contexte, les écrits à estimer du voyage ou non, bref, c’est un jeu en mise en abyme! Je ne suis pas très douée ou tout simplement n’aime pas l’ordre classique, mon désordre m’accompagne en ami, je le connais par coeur. A la fin de l’exercice et en fonction de l’urgence, je finis par entasser et boucler la dite malle! Puis une certaine vanité du matériel m’envahit. Je suis soulagée, contente.

Depuis maintenant cinq années je vis entre Paris et Lisbonne, mais plus longtemps à Lisbonne, puis de là régulièrement Budapest et occasionnellement d’autres destinations.

Pourquoi s’attarder sur le mot valise, celui qui contient l’intime et le commun, le précieux et le banal? Car voici deux voyages, ir e voltar, Lisboa Paris, Paris Lisboa, que mes valises disparaissent et ne m’attendent plus à l’arrivée, elles ne sont tout simplement pas là !

Étrange impression, information, réclamation, informatisation, suspension du monde sien, atterrissage vers le manque mais de quoi au juste?

Nuit blanche, liste des objets, des idées, des blancs de mémoire, la brosse à dent vogue vers les écrits envolés, les photographies compagnes de vie, les médicaments incompressibles, les papiers indispensables, tout défile, jusqu’à avaler n’importe quelle série télévisée genre urgences hospitalières à quatre heures du matin après avoir accroché ma pensée sur un bouquin déjá lu comme jamais relu…..

Je me sens perdue, puis retrouvée, puis accablée, les portables se déchargent, l’opératrice de l’aéroport robotisée, me dit ne pas avoir retrouvé la trace de la dite mala, valise.

Rien à faire, c’est un petit vide qui s’empare de moi, à quoi bon s’énerver, le monde est vaste et ma valise une insignifiance totale. Un attentat ce matin me rappelle l’horreur réelle, la tragédie du sang versé, en vain.

Je bouge , le café a le goût des matins sans temps.

Je me souviens de l’appareil photo, des lettres judicieusement choisies de ma mère lors de la naissance de mon ( ne sais plus écrire nôtre) premier enfant, Léonard, il ya trente ans, si belle, si touchante, je l’avais hier relue avec tant de larmes rentrées, elle était du voyage aussi, trop grande pour rester seule, que dire encore, l’attente s’engouffre en ce jour en suspens, et les photographies celles qui demeurent des grands bonheurs comme des grands tourments , classées presque qu’elles étaient, jolies comme la chèvre de Mr Seguin, elles ont choisi de partir mais où? noir et blanc, Morvan, Valentine dans mes bras, à l’âge de trois mois, sur le perron de la vieille bâtisse, à l’époque où nous étions tous en vie ou pas encore né, comme Rébecca, la musique klezmer, c’est celà qu ‘il me faudrait maintenant , je pense, dans la valise! Jazz-klezmer, une mélodie qui est le voyage même, dans la valise perdue encore, c’est un troupeau de chèvres de Mr Seguin qui ont disparu dans les airs, pas une toutes en même temps… envie de pleurer comme l’enfant qui se terrorisait à la pensée de la chèvre toute la nuit, seule.

j’attends, et me surprends vulnérable, les voyages me bercent pourtant et mon regard se pose calmement sur le pont du 25 Avril, au loin qui impassible reçoit les files de voitures matinales au dessus du Rio Tejo, le quotidien des uns aux autres entremêlé et au dessus le vol d’un avion dans le ciel grisâtre m’emporte vers la poésie de l’infime sensation de l’unique transcendance à nature intemporelle,

la valise de ma grand mère , cinquante ans? soixante?

sigmund-freud-museum071.jpg

Publié dans: on février 4, 2008 at 11:07 Laisser un commentaire