Prémio Pessoa: Irene Flunser Pimentel dedica distinção aos jovens.

Irene Flunser Pimentel é a quarta mulher a receber o Prémio Pessoa e alerta para a falta de espaço para as mulheres na sociedade portuguesa.

” Uma das figuras notáveis da actuel historiographia.”

L’histoire contemporaine n’est pas une recherche facile et bien entendu quand elle touche à un passé proche et douloureux en ce qui concerne le fonctionnement du “Estado Novo”, pour ne pas dire dictature de Salazar et les instruments du pouvoir autoritaire. J’ai été très étonnée par la violence de certaines critiques concernant le livre, doctorat d’Irène Flunser Pimentel, la PIDE, une étude approfondie, rigoureuse, sur le fonctionnement de la Police Politique Secrète de Salazar.

Cette police a torturé, emprisonné, assassiné, l’horreur! la terreur des pouvoirs autoritaires, totalitaires!

Au Portugal on parle de pouvoir autoritaire, ou l’état autoritaire, ou le Nouvel Etat, chaque pays a sa spécificité dans la terminologie de l’Etat Totalitaire.

Il est difficile pour les personnes qui ont vécu cette période, d’avoir le recul historique, car il s’agit alors de deux registres non pas contraires, mais curieusement non-contemporains, alors qu’ils se situent dans la même période-temps.

Le travail de l’historienne englobe une vision large et précise, il éclaire un fonctionnement inséparable de la dictature, qui nourrit la peur, sinon la terreur dans le cas du nazisme. Des critiques lui reprochent de blanchir la PIDE car l’historienne annonce des chiffres qui sous-estimeraient le nombre des personnes assassinées, en somme le sang versé.

Pourtant elle explique que la torture était le moyen le plus efficace pour faire parler les résistants au régime, la PIDE n’avait pas intérêt à assassiner, exécuter, elle voulait contrôler tout, elle infiltrait les mouvements d’extrême gauche, d’opposition, dans le pays et à l’étranger , la PIDE n’avait pas de frontières, jusqu’en 1974 !C’était une machine rodée dont les fonctionnaires avait été formées grâce aux savoirs des polices mussoliniennes, nazis, franquistes, tout existait déjà et se propageait comme une maladie programmée, ne dit-on pas la peste brune?

Pas assez de sang dans un livre d’histoire contemporaine? étrange critique.

Les mécanismes de la terreur , de la terreur soft, ou de la dictature soft sont aussi pervers et pas moins redoutables, il y avait plus d’informateurs volontaires qu’il n’en fallait pour contrôler le Pays et l’Outre-Mer.

Ce qui me frappe le plus c’est la perversité qui rencontre toujours tant d’adeptes.

L’éducation, l’alphabétisation, laissées pour compte afin de privilégier la foi et l’obéissance au sein d’un peuple occupé á survivre dans tous les sens du terme, mettent les livres à l’index sans état d’âme, la censure fera le reste.

L’histoire contemporaine serait elle perçue encore anachronique?

A suivre.

Publié dans: on décembre 25, 2007 at 11:37 Laisser un commentaire

SEFARDICA

Yosef Hayim Yerushalmi

Sefardica

Essai sur l’histoire des Juifs, des marranes & des nouveaux-chrétiens d’origine hispano-portugaise

Éditeur : Chandeigne

Sefardica-Yosef Hayim Yerushalmi-Essai sur l'histoire des Juifs, des marranes & des nouveaux-chrétiens d'origine hispano-portugaise

Traductions de Cyril Aslanov, Éric Vigne, Paul Teyssier & Jean Letrouit.

L’antisémitisme ibérique et la question de la survivance du peuple juif constituent les principaux ?ls directeurs de ces cinq essais sur les Juifs séfarades, les marranes et les nouveaux-chrétiens d’après l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492 et la conversion forcée au Portugal en 1497.

I. Le judaïsme séfarade entre la Croix et le Croissant

II. Le massacre de Lisbonne en 1506 et l’image du roi dans le Shebet Yehudah

III. Propos de Spinoza sur la survivance du peuple juif

IV. Connaissance du judaïsme et préparation spirituelle chez les marranes revenus au judaïsme au cours du xviie siècle

V. Assimilation et antisémitisme racial : le modèle ibérique et le modèle allemand

L’auteur : Historien américain, spécialiste de l’histoire du judaïsme, Y.H. Yerushalmi est professeur à l’université Columbia. Il occupe la chaire S. W. Baron d’histoire, de culture et de société juives et il dirige le Centre d’études juives et israéliennes.

Autres publications :
Le Moïse de Freud (Gallimard, 1993)
De la Cour d’Espagne au ghetto italien (Fayard, 1987)
Zakhor (La Découverte, 1984 – Gallimard, 1991) : histoire juive et mémoire juive

Parution 1998 192 p. 18,50 euros ISBN 13 : 978-2-906462-45-8

Livre présenté sur Les Espaces de l’édition indépendante de Lekti-ecriture.com.
Publié dans: on décembre 23, 2007 at 8:14 Laisser un commentaire

Lekti-Ecriture.com

Publié dans: on décembre 21, 2007 at 11:49 Laisser un commentaire

Parfum de livre : Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier

Une femme penchée sur le parapet  du pont de Kirchenfeld au dessus de l’Aar, Le génie des langues et l’attraction des suaves sonorités lusitanes conduisent d’un coup du sort , le professeur de langues anciennes, Raimond Gregorius inspiré par le mystérieux et brillant manuscrit d’un jeune médecin,  et poète portugais,  Amadeu de Prado, sous les temps sombres de la PIDE , jusqu’à Lisbonne ,Train de nuit ! Une magnifique enquête historico-littéraire, et un voyage de l’âme , une traversée métaphysique où le croisement des désespérances et des esprits fulgurants se retrouvent. Un très beau roman où Lisbonne est en filigrane l’héroine du train de nuit, or et ombre!

traduit de l’allemand ( suisse) par Nicole Casanova.  Maren Sell Editeurs 2006

Un extrait:

” Faut-il que je traduise ” ?

Gregorius fit un signe affirmatif. Et alors il entendit des phrases qui provoquèrent en lui un effet étourdissant, car elles sonnaient comme si elles avaient été écrites pour lui seul, et non seulement pour lui, mais pour lui en ce matin-là où tout avait changé.

Sur mille expériences que nous faisons, nous en traduisons tout au plus une par des mots, et même celle-là simplement par hasard et sans le soin qu’elle mériterait. Parmi toutes les expériences muettes sont cachées celles qui donnent secrètement à notre vie sa forme, sa couleur et sa mélodie. Si ensuite, en archéologues de l’âme, nous nous tournons vers ces trésors, nous découvrons à quel point ils sont déconcertants. L’objet de l’observation refuse de s’immobiliser, les mots glissent le long du vécu et à la fin il ne reste sur le papier que des contradictions. Longtemps, j’ai cru que c’était un manque qu’il fallait pallier. Aujourd’hui , je pense qu’il en va autrement: que la reconnaissance du désarroi est la voie royale qui mène à la compréhension de ces expériences familières et pourtant énigmatiques. Cela paraît étrange et même bizarre, je sais. Mais depuis que je l’ai compris, j’ai le sentiment d’être pour la première fois vraiment éveillé et en vie.

” S’il est vrai que nous ne pouvons vivre qu’une petite partie de ce qui est en nous- qu’advient-il du reste? ”

Amedeu Inácio de Almeida Prado, um ourives das palavras, un orfèvre des mots

Lisboa 1975

Publié dans: on décembre 6, 2007 at 8:51 Laisser un commentaire

Hanoukka Sameach

Littéralement ” inauguration” ou “dédicace”, solennité commençant le 25 Kislew et durant huit jours qui commémorent le succés de la révolte des Hasmonéens contre la persécution religieuse menée par les syriens hellénisés sous Antiochus IV Epiphane ( IIe siècle av.) La rébellion fut déclenchée par le prêtre Matiyahou et poursuivie par ses fils- notamment Juda Macchabée ( Makkabi ), c’est à dire Juda le Martel- qui reconquérirent Jérusalem et rendirent au culte divin le *Temple profané par l’idôlatrie: d’où le nom de la fête, qui rappelle “l’inauguration” ou la dédicace du sanctuaire purifié.

Le Talmud ( chabb. 21b ) raconte que les juifs victorieux ne trouvèrent plus qu’une seule fiole d’huile consacrée non souillée, qui normalement ne pouvait suffire à alimenter que pour une journée le nér tamid, la lampe perpétuelle du Temple. Pourtant cette lampe resta miraculeusement  allumée huit jours, le temps qu’il fallait pour préparer la nouvelle huile d’olive pure. C’est pourquoi on appelle aussi Hanoukka la ” Fête des Lumières : Hag ha-hourim.

Le rite essentiel de Hanoukka consiste à allumer des lumières:  selon la tradition une le premier soir, deux le second, etc., et enfin huit le dernier soir, le huitième. Il est d’usage de se servir à cet effet d’une lampe spéciale appelée hanoukkiyya ou tout simplement menora à huit becs, avec un neuvième bec portatif, le chammache ( ” bedeau” ), qui sert á allumer les autres, il est recommandé d’y brûler de l’huile d’olive, mais souvent on se contente de bougies. Ces lumières ne doivent pas être utilisées pour s’éclairer, mais être regardées pour qu’elles rappellent le miracle accordé aux juifs persécutés ; comme on ne travaille pas aussi longtemps qu’elles brûlent , on a pris l’habitude de jouer pendant0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000ce temps, et les enfants ont la  coutume de tenter leur chance avec un toton, toupie ( en hébreu. sevivone), dont les quatre faces portent des lettres hébraiques en rapport avec la fête. Souvent à cette occasion les grandes personnes donnent des petits cadeaux aux enfants.

Le Hallel complet est récité chaque matin, et à la synagogue, on procède à la *keriath ha-Tora. Dans la amida et les actions de grâce après le repas, on ajoute un paragraphe qui évoque la victoire surnaturelles des Asmonéens : Al ha-nissim, “pour les miracles” début de la prière de gratitude  intercalée dans la amida lors de Hanoukka et de Pourim.

Après l’allumage des lumières de Hanoukka, on chante un hymne médiéval célébrant les bienfaits de l’Eternel pour Son peuple Ma’oz tsour. Certains ont l’usage de manger pendant la fête des beignets au pomme de terre , levivoth et des beignets á la confiture soufganiyyoth.

Source: Le Judaïsme de A à Z, Lexique des termes et des notions de la vie juive par Jacob Newman et Gabriel Sivan, traduit et adapté de l’anglais par Mochè Catane.

S.T.E. ÉDITEUR.

 Paris.

Un livre précieux.

L’écrit du jour

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Publié dans: on décembre 1, 2007 at 1:58 Laisser un commentaire