Paula Rego, danse réflexive à la lune

 

De danser,

Spectrale et vitale

Le regard Sonde l’espace

De danser- vivre  ombres ou reflets,

miroirs lunaires,

La musique  en écho virevoltant et hypnotisant éclate

dans tous les sens.

 

lames océaniques,

dsee

 danser

Publié dans: on avril 25, 2009 at 7:49 Laisser un commentaire

Malevitch

bleu en boule

bleu soleil, terre ,

ferme point d’ãge,

sage profondeur en l’oeil penché

oú la lumière du temps se cache,

pierre en bleu s ’étrange en Printemps

impression

de suspension quand le souffle s’épure des présences de couleur

blanc ,

oh bleu !                                                                     

Publié dans: on avril 16, 2009 at 2:18 Laisser un commentaire

Pietro Longhi

Publié dans: on février 16, 2009 at 11:32 Laisser un commentaire

Guardi, Il Ridotto

L’énigme en soi

Almeida Garrett

Eu tinha umas asas brancas,
Asas que um anjo me deu,
Que, em me eu cansando da terra,
Batia-as, voava ao céu.
 
— Eram brancas, brancas, brancas,
Como as do anjo que mas deu:
Eu inocente como elas,
Por isso voava ao céu.
Veio a cobiça da terra,
Vinha para me tentar;
Por seus montes de tesouros
Minhas asas não quis dar.
— Veio a ambição, co’ as grandezas,
Vinham para mas cortar,
Davam-me poder e glória;
Por nenhum preço as quis dar.
 
Porque as minhas asas brancas,
Asas que um anjo me deu,
Em me eu cansando da terra,
Batia-as, voava ao céu.
 
Mas uma noite sem lua
Que eu contemplava as estrelas,
E já suspenso da terra,
Ia voar para elas,
— Deixei descair os olhos
Do céu alto e das estrelas…
Vi entre a névoa da terra,
Outra luz mais bela que elas.
 
E as minhas asas brancas,
Asas que um anjo me deu,
Para a terra me pesavam,
Já não erguiam ao céu.
Cegou-me essa luz funesta
De enfeitiçados amores…
Fatal amor, negra hora
Foi aquela hora de dores!
 
— Tudo perdi nessa hora
Que provei nos seus amores
O doce fel do deleite,
O acre prazer das dores.
 
E as minhas asas brancas,
Asas que um anjo me deu,
Pena a pena me caíram…
Nunca mais voei aos céus.
In Flores sem Fruto – Livro II
Publié dans: on février 2, 2009 at 3:46 Laisser un commentaire

Magique Musique de Salif Keita et Cesaria Evora

Publié dans: on janvier 4, 2009 at 10:17 Laisser un commentaire

Imagine

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une année 2009 de lumière

2009 lumineuse

Amedeo Modigliani 1919

 Comme une attente,

l’espace, alentour,

vert de gris, paysage renaissance

le regard en miroir

du blanc sans temps

levant toutes les fragrances de l’ãme

au vent des points

sans fin, ni cadre,

être regardant

Õ VIVANT

 

 

finczi

Publié dans: on novembre 29, 2008 at 3:27 Laisser un commentaire

Lire une page de Proust

 

 

Allez voir sur le site: www.lebaiserdelamatrice.fr et faites partie du projet , une belle idée, de Véronique Aubouy, Réalisatrice qui envoie une page de la Recherche à chaque amateur ou passionné de Lecture et de Proust. Le film se terminera lors de la lecture de la dernière page.

J’ai reçu et lu cette page, sans préparation, “  très Lire une page “, essayez vraiment.

Proust, A la Recherche du temps perdu, page 3357

Il m’arrivait parfois de souhaiter que, par un miracle, entrassent auprès de moi, restées vivantes contrairement à ce que j’avais cru, ma grand-mère, Albertine. Je croyais les voir, mon coeur s’élançait vers elles. J’oubliais   seulement une chose, c’est que, si elles vivaient en effet, Albertine aurait à peu près maintenant l’aspect que m’avait présenté à Balbec Mme Cottard, et que ma grand-mère, ayant plus de quatre-vingt-quinze ans, ne me montrerait rien du beau visage calme et souriant avec lequel je l’imaginais encore maintenant, aussi arbitrairement qu’on donne une barbe à Dieu le Père, ou qu’on représentait au XVIIe siècle les héros d’Homère avec un accoutrement de gentilshommes et sans tenir compte de leur antiquité.) Je regardais Gilberte, et je ne pensai pas : «Je voudrais la revoir», mais je lui dis qu’elle me ferait toujours plaisir en m’invitant avec de très jeunes filles, pauvres s’il était possible, pour qu’avec de petits cadeaux je puisse leur faire plaisir, sans leur rien demander d’ailleurs que de faire renaître en moi les rêveries, les tristesses d’autrefois, peut-être,un jour improbable, un chaste baiser. Gilberte sourit et eut ensuite l’air de chercher sérieusement dans sa tête. Comme Elstir aimait à voir incarnée devant lui, dans sa femme, la beauté vénitienne, qu’il avait souvent peinte dans ses oeuvres, je me donnais l’excuse d’être attiré par un certain égoïsme esthétique vers les belle femmes qui pouvaient me causer de la souffrance, et j’avais un certain sentiment d’idolâtrie pour les futures Gilberte, les futures duchesses de Guermantes, les futures Albertine que je pourrais rencontrer, et qui, me semblait-il, pourraient m’inspirer, comme un sculpteur qui se promène au milieu de beaux marbres antiques. J’aurais dû pourtant penser qu’antérieur à chacune était mon sentiment du mystère où elles baignaient et qu’ainsi, plutôt que de demander à Gilberte de me faire connaître des jeunes filles,j’aurais mieux fait d’aller dans ces lieux où rien ne nous rattache à elles, où entre elles et soi on sent quelque chose d’infranchissable, où à deuxpas, sur la plage, allant au bain, on se sent séparé d’elles par l’impossible.