Apparences

La pensée à la naissance du processus

d’expression,

donne à voir  l’infime version

de la justesse d’un son.

Tout se déforme à l’auge de la perception,

la traduction ne luit qu’à la note de l’écrit.

Les pauses, les silences, les latences du raisonnement

s’impriment en la solitude de la lecture

apparence du monde visible qui perdure en l’éclosion du temps,

Apparences

 

Publié dans: on juin 22, 2008 at 11:14 Commentaires (0)
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Les dits de Khelm

Il n’y a pas de mot dans la langue yiddish pour dire  : «  Garde à vous » !

 

 

 

Si les riches pouvaient se payer des remplaçants pour mourir à leur place, les pauvres gagneraient bien leur vie.

Publié dans: on juin 15, 2008 at 6:43 Commentaires (0)
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“La jeune fille à la perle”

 

photo béatrice ferenczi- 1994- Arcueil, France

 

” J’ai cotoyé les faiseurs de feu dont parle Rimbaud” Yves Saint Laurent

“ J’ai conscience d’avoir, pendant ces longues années, accompli mon travail avec rigueur et exigence. Sans concessions. J’ai toujours placé au-dessus de tout le respect de ce métier qui n’est pas tout à fait un art mais qui a besoin d’un artiste pour exister. Je pense que je n’ai pas trahi l’adolescent qui montra ses premiers croquis à Christian Dior avec une foi et une conviction inébranlables. Cette foi et cette conviction ne m’ont jamais quitté.

 Tout homme pour vivre a besoin de fantômes esthétiques. Je les ai poursuivis, cherchés, traqués. Je suis passé par bien des angoisses, bien des enfers. J’ai connu la peur et la terrible solitude. Les faux amis que sont les tranquillisants et les stupéfiants. La prison de la dépression et celle des maisons de santé. De tout cela, un jour je suis sorti, ébloui mais dégrisé. Marcel Proust m’avait appris que “la magnifique et lamentable famille des nerveux est le sel de la terre”. J’ai, sans le savoir, fait parti de cette famille. C’est la mienne. Je n’ai pas choisi cette lignée fatale, pourtant c’est grâce à elle que je me suis élevé dans le ciel de la création, que j’ai côtoyé les faiseurs de feu dont parle Rimbaud, que je me suis trouvé et compris que la rencontre la plus importante de la vie était la rencontre avec soi-même. Pourtant j’ai choisi aujourd’hui de dire adieu à ce métier que j’ai tant aimé “

Yves Saint Laurent

UN VOYANT,

 

” UN AMI DU TEMPS RETROUVÉ “

l’ART MULTIPLE

LA FULGURANCE DE LA CRÉATION

MERCI, AMI

 COULEURS DE LA VIE RÊVÉE

DESTINS DE FEMMES ETERNELLES , D’HOMMES SANS SOMMEIL ,

DE PURES TOILÉS D’EAU , BEAUTÉ AU NOM DE FUTUR INVERSÉ.

 

ET VOICI RIMBAUD :

CE QU’ON DIT AU POÈTE À PROPOS DES FLEURS

” AINSI, TOUJOURS, VERS L’AZUR NOIR

OÙ TREMBLE LA MER DES TOPAZES

FONCTIONNERONT DANS TON SOIR

LES LYS, CES CLYSTÈRES D’EXTASES ! “

 

 À UN AMI VISION TOPAZE…       

 béatrice Finczi

Publié dans: on juin 13, 2008 at 2:12 Commentaires (0)
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La nuit étoilée, Van Gogh, Arles

Dans ma valise des klezmer books

 

“ Dans l’enveloppe éphémère qu’on appelle homme,

  le chant coule comme les eaux de l’éternité,

  effaçant tout et engendrant tout.”

         ISAAC  BABEL

Cité par JOANN SFAR dans notes pour KLEZMER, tome I, à la conquête de l’est.

KLEZMER, tome II Bon anniversaire Scylla.

Le chat du rabbin fait déjá partie de mes livres talmudiques préférés, c’est un délicieux sourire qui n’en finit pas et le rire enchaîne tout le temps, le chat du rabbin se lit et relit….

Dans Klezmer c’est une plongée dans notre épique inconscient pictural, musical, dans la malle de nos souvenirs trans sibérien-orientaux générationnels, une merveille! les notes manuscrites à la fin de chaque tome sont comme des pensées qui attendaient que quelqu’un les délivre de leur boîte, enfin le judaisme commenté contemporain, de nos jours, par un artiste orchestre, un artiste klezmer.

éditions Gallimard. Bayou ( 2005)

La préface de Marc - Alain Ouaknine est très bien aussi, voir son site et ses vidéos, un stimulant pour la pensée.marcalainouaknine.com  

Publié dans: on juin 12, 2008 at 11:18 Commentaires (0)

KAFKA , LA MER GELÉE…

 

 

« Un livre doit être la hache

qui fend la mer gelée en nous », 
Kafka , 1904,

« Un livre doit être la hache

qui fend la mer gelée en nous », 
Kafka , 1904,

Publié dans: on juin 11, 2008 at 12:09 Commentaires (0)

Annemarie Schwarzenbach: l’art d’être toujours, ailleurs, la douleur de l’exception

 Tout l’art…..
  l’éternel et l’éphémère
la beauté toujours
vers l’ailleurs
où le silence se dessine
à coups
de fatale exception.
 L’écriture
traces de pas dans la neige
souffle et buées sans fin
suivra les mots vers les glaciers
de l’inconscient endolori
Publié dans: on juin 10, 2008 at 12:06 Commentaires (0)

Francis Bacon : man with dog

                       

Publié dans: on mai 25, 2008 at 5:07 Commentaires (0)

Silence on tourne

Le derviche entraîne l’air de rien

au tour de lui tout

tourne, tourne

les sens gonflent

les temps dilatent l’instant

l’éternité se masque en pensée

insaisissable

le derviche tourne

les sens gonflent surtout

le silence grandit

la nappe des cieux s’étend jusqu’au

prochain silence

prochain silence

derviche tourne tourne                                          

et demain ne défait

la fin

 

Finczi

 

 

Publié dans: on mai 24, 2008 at 8:58 Commentaires (0)
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